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Les millions de Jojo

Titre de l'article du Canard EnchaînéDans son édition du 19 octobre dernier, le Canard Enchaîné remonte la trace des « pots-de vin » dont parle Charles Ceccaldi-Raynaud. Et cette fois, on ne parle plus de quelques centaines de milliers d’euros. La somme concernée s’élève à plus de 4 millions d’euros !

Pour Joëlle Ceccaldi-Raynaud, l’origine de ces fonds est très claire : « l’héritage d’une grand-mère ». On le sait, chez les Ceccaldi, tout est une histoire de famille. Admettons que ces millions viennent effectivement d’un héritage. Plusieurs questions se posent alors.

Pourquoi l’argent est-il placé sur un compte au Luxembourg ? Pourquoi ce compte est-il ouvert au nom d’une société domiciliée dans les Îles Vierges Britanniques (cette fois on est en plein dans la liste grise des paradis fiscaux) ?

Pourquoi, entre 2000 et 2001, près de 800 000 euros sont versés, soit en liquide par des inconnus, soit par virement émanant d’autres entreprises domiciliées dans les îles Vierges britanniques ?

Pourquoi, en 2004, les fonds sont transférés sur un autre compte, même banque, autre entreprise (toujours issue des Îles Vierges Britanniques, mais cette fois au nom des enfants) ?

Pourquoi ces millions ont-ils disparu et le compte a-t-il été fermé en 2009, juste après les dénonciations de Charles ?

21 octobre 2011 - Posté dans : Puteaux (vraies) Infos 6   Lire la suite

2001-2011 : ça chauffe à Puteaux !

EnerthermHistorique des faits :

Tout commence, comme trop souvent, par une histoire de marché public. Et en particulier celui concernant l’usine de chauffage de la Défense (et, au passage, 10 000 logements putéoliens et courbevoisiens). L’enjeu est énorme : il s’agit du plus grand marché de ce type en Europe ! En 1996, une annulation « en catastrophe » d’une prolongation de la concession attire l’attention sur d’éventuelles irrégularités. Il faudra attendre 2001 pour voir les soupçons se préciser.

Cette année-là, le syndicat intercommunal SICUDEF, présidé par Charles Ceccaldi-Raynaud et vice-présidé par sa fille, attribue le marché à un nouvel acteur : Enerpart, une entreprise créée pour l’occasion. Le maire de Puteaux est soupçonné d’avoir touché sa part du gâteau (762 000€) ; une information judiciaire est ouverte l’année d’après.

Ce qui devait arriver arriva : le (grand-)père Ceccaldi est mis en examen en 2007 pour « favoritisme, recel d’abus de biens sociaux et corruption passive ». Oui mais voilà : entretemps a eu lieu le clash des Ceccaldi. Depuis qu’elle lui a confisqué son siège de Maire, Joëlle est devenue l’ennemi numéro 1 de son baron de père. Qui ne va donc pas se priver de raconter par le menu comment sa fille a « touché des pots-de-vin », cachés au Luxembourg.

21 octobre 2011 - Posté dans : Puteaux (vraies) Infos 6   Lire la suite